Saint-Yves d'Alveydre Joseph Alexandre - Mission des juifs Tome 2


Auteur : Saint-Yves d'Alveydre Joseph Alexandre
Ouvrage : Mission des juifs Tome 2
Année : 1884

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Chapitre XIV. LA SYNARCHIE D’ISRAËL. - L’ANARCHIE DES PRUD’HOMMES DU TROISIÈME CONSEIL. - LA MONARCHIE POLITIQUE. Pendant deux siècles, la Synarchie moïsiaque se maintint, malgré les circonstances qui militaient contre elle. En Syrie et en Palestine, l’éloignement de toute métropole dorienne tendait à faire perdre au Conseil de Dieu la tradition scientifique de Moïse. Aussi le Conseil des Dieux, avec son président, sous le nom de Juge, eut-il à porter le poids, non seulement du Gouvernement proprement dit, mais de la tendance de l’Autorité à céder à la routine et à perdre sa savante initiative. De son côté, le troisième Conseil, celui des anciens, tendait perpétuellement à fusionner ses moeurs avec celles des Fédérations ioniennes qui l’entouraient. Dès lors, le but universel de Moïse et des Orthodoxes égyptiens, kaldéens et persans qui avaient soutenu son mouvement, fit place à des nécessités immédiates, nationales, de combat, pour ainsi dire, contre la fusion religieuse et sociale avec les milieux ambiants, et, par conséquent, à un sectarisme religieux, à un particularisme politique, inévitables dans de telles conditions. Cet esprit, qui se retrouve à Babylone, mais centuplé par les souffrances d’un patriotisme martyrisé, présidera depuis Esdras à la rédaction ou à la transcription des livres qui constituent la Bible. C’est pourquoi, dans le chapitre précédent, j’ai distingué à plusieurs reprises l’Alliance personnelle de Moïse de l’alliance consécutive des Israélites, et à plus forte raison des Juifs, c’est-à-dire d’une seule tribu ou de deux, quand les dix auront été enlevées à Ninive et dispersées. Tout ce qui est le propre de Moïse et de son Alliance personnelle appartient à la Religion intégrale de l’Humanité. Tout le reste lui sert de support secondaire, de moyen transitoire de transmission, et mérite, à cet égard, le respect de tout penseur. Mais ce serait tomber dans une singulière idolâtrie que d’accorder la même importance au cheval qu’au Cavalier, aux étapes du messager qu’au Message même. La situation de la Synarchie juive après Moïse n’était pas moins difficile au point de vue international qu’au point de vue local. Pour les Orthodoxes d’Osiris, ce mouvement moïsiaque, comme celui d’Inachus et de Cadmus, était une sorte de colonisation égyptienne. Anti-conquérants, les deux premiers Conseils d’Égypte virent toujours d’un bon oeil ce rameau dorien, poussant en Palestine, tant qu’il ne prit pas pour tuteur l’empire schismatique d’Assyrie. C’est justement pourquoi ce dernier fut toujours très attentif à ce qui, se passait dans le temple et dans la ville de Jérusalem, ainsi qu’à Samarie. Toutes ces causes tant extérieures que locales imprimèrent à ce petit peuple un caractère forcé de méfiance, d’exclusivisme, de fanatisme. Dans les grandes métropoles, autour d’une grande Université sacrée, d’un grand centre d’Initiation, il n’y avait pas de fanatisme possible, la Science et la Religion ne faisant qu’Un, au vu et au su de tous. Mais, là, au contact d’Ioniens tendant à tout matérialiser, de Pouvoirs oligarchiques et monarchiques, déliés depuis longtemps de toute obédience à l’ancienne Autorité, le Sacerdoce réduit à ses seules ressources manquait précisément d’exercice intellectuel, d’atmosphère scientifique, et devait par cela même s’éloigner petit à petit de l’idéographie moïsiaque. Évidemment cela n’eut pas lieu d’un seul coup ; mais, peu à peu, comme les Prêtres d’Égypte le dirent à Strabon. Mais ce qui ne s’altéra pas si vite parmi eux, ce fut la puissante impulsion morale, que leur Dorianisme intransigeant leur avait donnée et leur conservait. Ces hommes des deux premiers Conseils, en devenant plus étroits, devenaient plus tenaces, comme une main qui se resserre sur un dépôt qu’il faut défendre, et que l’oeil n’a plus le temps de considérer à loisir. Les vues de l’Alliance directe et personnelle de Moïse avec la Providence se trouvaient ainsi remplies, puisque l’épée de sa Parole enfermée dans un triple fourreau était tenue par une poigne solide, jusqu’à ce que le Prophète, qu’il avait désigné comme devant être son égal, la tirât, et en dessinât, à la vue du Genre Humain tout entier, un cercle lumineux, appelant tous les peuples à la reconstitution du Cycle universel, du Royaume de Dieu. ...

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